mercredi 25 juin 2014

7 outils pour accrocher votre lecteur

Johnny Depp lit un livre.

Dernièrement, en parcourant Internet, un article a attiré mon attention. C’est le billet de Monica, une jeune Américaine qui tente de se faire une place dans le monde de l’édition avec son premier roman.

De nature généreuse, l’aspirante-écrivaine partage sur son blogue les conseils prodigués par Kathryn Johnson, une auteure expérimentée ayant publié plus de 40 romans (la plupart des romans historiques). En effet, celle-ci tient un stage d’écriture sur la manière de captiver le lecteur.

Monica cite 7 recommandations que je prendrais le soin de développer.

Comment capter l’attention de vos lecteurs ?


1. Surprise


D’abord et avant tout, votre histoire doit se démarquer des autres, si vous souhaitez intriguer le public. Autant soigner votre concept. C’est un argument commercial qui peut apparaître dans le pitch (résumé en une ou deux phrases d’un livre, destiné à convaincre en quelques mots de l’intérêt d’une histoire que l’on retrouve souvent dans la quatrième de couverture et qui est demandé par certains éditeurs). Il peut se retrouver aussi dans le titre.

Par exemple, Autant en emporte le vent, Sa Majesté des mouches, Sur la route, L'Étranger, Le Petit Prince et Le facteur sonne toujours deux fois. Tous ces romans évoqués (des livres à succès ou du moins considéré comme des chefs-d’œuvre de la littérature du 20e siècle) ont en commun des titres au pouvoir d’évocation énorme.

Concernant les pitchs, en voilà certains :

Lettre d'une inconnue (1922) de Stefan Zweig : Un écrivain reçoit une lettre d'une inconnue : « C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot... »

1984 (1949) de George Orwell : De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en a un sur le mur d'en face. Big brother vous regarde.

Vol au-dessus d'un nid de coucou (1962) de Ken Kesey : un homme sain d’esprit et rebelle à l’autorité se fait interner volontairement dans un hôpital psychiatrique pour échapper à la prison.

Misery (1987) de Stephen King : un écrivain célèbre se fait séquestrer par une de ses admiratrices complètement folle qui lui demande de lui réécrire un livre.

2. Émotion


Kathryn a souligné le rôle essentiel de l’émotion dans l'appréciation d'une oeuvre puisque notre cerveau prend en compte ce que nous ressentons pour évaluer ce qui est important pour nous. Dans une œuvre de fiction, cela signifie que les réactions de votre personnage à l'adversité montrent au lecteur ce qui est important pour lui et lui permet de s’attacher au personnage davantage.

Mettez votre protagoniste dans une situation difficile et montrez-nous comment il réagit. Quelles sont les craintes de votre personnage ? Ses besoins ? Qu'est-ce que vous voulez que votre lecteur ressente ?

Pour que votre histoire soit universelle, il est important de la baser sur les points suivants.
  • Les émotions humaines : la peur, l'amour, la haine, l'envie, etc.
  • Les péchés capitaux : la colère, l'avidité, la convoitise, etc.
  • La motivation du personnage : la trahison, la vengeance, la découverte, la renaissance, la survie, etc.
  • Les vertus et les dilemmes moraux : fidélité, foi, responsabilité, etc.
Un de ces éléments est celui qui nous rattachera à votre protagoniste ce qui favorisera notre identification et ce qui vous aidera en tant qu'auteur à nous livrer une oeuvre à la fois originale et pertinente aujourd'hui.

David Morrell, un écrivain canadien et créateur du personnage de John Rambo, nous recommande de travailler sur le point de vue du protagoniste et de son interprétation, sa représentation mentale du monde alentour, des gestes des autres personnages pour évoquer l’émotion.

Il nous dit :
« Hemingway mentionnait la “séquence de mouvement et de fait” d’une histoire. James M. Cain discutait de “l’algèbre des contes : a + b + c + d = x”. Ces auteurs désiraient en fait parler de la séquence d’incidents dans une histoire, qui, si elle est adéquatement organisée et dramatisée de façon vivante, créera un stimulus qui obligera le lecteur à ressentir l’émotion que l’auteur tente de créer. Parler simplement des émotions n’incitera pas un lecteur à les ressentir. Par exemple, la phrase : “Il est triste.” n’évoquera aucune tristesse chez lui. Il devrait plutôt vivre la situation dans l’histoire, expérimenter ce que le personnage expérimente. Grâce à la séquence “de mouvements et des faits”, l’écrivain peut causer une émotion chez son personnage, mais aussi chez le lecteur.
Les écrivains obtiennent cet effet en faisant appel aux cinq sens dans leurs descriptions et dans leurs scènes, les rendant ainsi multidimensionnelles. Ne mettre que les détails de la vue produit presque toujours un effet “sans relief” ou plat. Dans l’étape des réécritures, prenez quelques minutes pour vous assurer que chaque scène contient au moins un détail d’un autre sens. Le lecteur ne pourra faire autrement que de plonger dans l’histoire et de la ressentir, au lieu de simplement se la faire dire. »
(Remercions Annie Perreault d'avoir déniché et d'avoir traduit cette citation en or.)

3. L’objectif du protagoniste


Nous avons tous entendu peu ou prou ce conseil avant, mais seulement parce qu'il est important, FONDAMENTAL. Votre personnage doit avoir un but. Un plan pour l’atteindre (la Tâche). Et nous avons besoin de savoir quel est son objectif au début de l'histoire.

Qu’a-t-il besoin de réaliser et que perd-il s'il n'atteint pas son but ? Quels sont les obstacles internes et externes qui l'empêchent d'obtenir ce qu'il souhaite ?

L’un des meilleurs exemples est la série Prison Break. Dans notre exemple, le but de Michael Scofield (le héros) consiste à sauver son frère, Lincoln Burrows, et prouver son innocence. L’enjeu : son dernier recours venant d'être rejeté, le frère n'a que quelques jours devant lui avant son exécution.

Le plan de Michael : s’emprisonner délibérément et organiser l'évasion de son frère condamné à mort. Son plan qui aurait pu être insignifiant devient passionnant grâce à la limite de temps qu’il a pour accomplir son objectif, sans oublier le lien fraternel qui les unit, ajoutant une touche dramatique non négligeable.

4. Garder que ce qui est intéressant et nécessaire à la compréhension du lecteur


L’un des exercices les plus délicats chez l’écrivain est de déterminer exactement de quelles informations a VÉRITABLEMENT besoin le lecteur pour assurer sa compréhension des événements sans l’inonder de l’historique complet de votre monde (aussi complexe et intéressant qu'il soit).

Kathryn pense que, même si nous croyons que les lecteurs ont besoin de tout savoir, en réalité, ils ont besoin de très peu d’informations pour vouloir connaître la suite. Ainsi, une façon d'éviter la tentation d’une surcharge informationnelle est de commencer le récit avec le personnage en plein milieu d’une action ou d'un dialogue.

L’incipit de L'Amant (1984) de Marguerite Duras est comme un coup de massue :
« Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : “Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »

Une Vie de Guy de Maupassant (1883) commence par « Jeanne ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas ». On ne sait pas qui est Jeanne, ni où elle est, ni où elle part.

Vous remarquez bien que parfois, il vaut mieux éviter les scènes d'exposition, particulièrement quand le sujet s'avère long à expliquer, et les personnages nombreux. Et n’oubliez pas que certaines informations peuvent ne pas être transmises explicitement, c’est-à-dire par le dialogue, la connaissance du narrateur ou les impressions du personnage, mais plutôt de façon implicite.

D’ailleurs, une petite astuce de l’ami Stephen King pour ce dernier point qu'il traite non sans humour dans son livre, Écriture : Mémoires d'un Métier :
« Le contexte rassemble tous les éléments qui se produisent et qui ont un impact sur son déroulement. Il contribue à définir les personnages, étayer les motivations. Je crois important d'introduire rapidement le contexte, mais tout aussi important de procéder avec grâce. Non : “Salut mon ex”, dit Tom à Doris quand elle entra dans la pièce.

Manière plus subtile : “Salut Doris”, dit Tom d'un ton qui, au moins à ses oreilles, paraissait naturel. Mais ses doigts ne purent s'empêcher d'aller tâter l'annulaire où se trouvait encore son alliance six mois auparavant.

Ce qu'il faut avant tout se rappeler à propos du contexte peut se résumer ainsi : (a) tout le monde a une histoire, et (b) elle est pour l'essentiel sans intérêt. Tenez-vous-en aux parties intéressantes, ne vous laissez pas entraîner par le reste. Les histoires de ma vie qui n'en finissent pas, c'est aux barmans qu'on les raconte, et seulement une heure ou deux avant la fermeture. Et si vous consommez. »

5. Des descriptions vivantes


Des descriptions détaillées et précises permettent au lecteur de se projeter dans votre histoire ce qui est nécessaire pour le garder en éveil. Focalisez-vous toujours sur un ou deux détails spécifiques au lieu de nous noyer avec une sorte de catalogue.

Ainsi, évitez de multiplier les descriptions qui ne sont pas pertinentes ou celles qui tombent sous le sens comme « des fleurs de cerisier roses » (on a rarement vu des oranges) ou « C'est une maison traditionnelle japonaise. Elle a des portes coulissantes ».

Je me sens obligé de laisser une nouvelle fois la parole au maître de l’horreur :
« Dans des passages d'explication, de commentaire, les paragraphes se doivent d'être nets et pratiques. Le paragraphe idéal comporte une phrase présentant le sujet, suivie d'autres qui expliquent ou amplifient la première.

Une description trop succincte laissera le lecteur désorienté et myope, surabondante elle le noiera de détails et d'images. Une description commence dans l'imagination de l'écrivain et doit s'achever dans celle du lecteur. Alors, épargnez-moi les yeux pétillants d'intelligence de votre héros, ou son menton carré et volontaire ; de même, les sourcils arrogants de l'héroïne. Techniquement mauvaise, cette façon de faire trahit la flemme d'écrire.

Les quatre premières choses qui me viennent à l'esprit lorsque j'évoque le Palm Too sont (a) la couleur sombre du bar, qui contraste avec la luminosité du miroir qui en tapisse le fond, reflétant la lumière de la rue ; (b) la sciure de bois sur le sol ; (c) les dessins sur les murs (des caricatures grotesques) ; et (d) les odeurs de viande et de poissons grillés.

Si je poursuis mon évocation, je découvre encore un certain nombre de choses que et je pourrais toujours inventer ce dont je ne me souviens pas, mais je n'ai pas besoin d'avantages d'éléments. Ce n'est pas le Taj Mahal que nous visitons et je ne cherche pas à vous vendre la boîte.

Ce qui compte n'est pas le cadre, mais l'histoire. Il ne m'incombe pas de m'avancer dans les fourrés de la description. On trouve une description simple (il y avait quelques buveurs solitaires au bar), et une autre plus poétique (le miroir, derrière le bar... brillait comme un mirage dans la pénombre).

J'ai un faible pour les comparaisons et toutes les formes de langage fictif qu'offre la fiction, car elles en constituent le principal délice. Bien ciblée, une comparaison nous ravit autant que de rencontrer un vieil ami au milieu d'une foule d'inconnus (exemple : plus occupé qu'un unijambiste dans un concours de pieds au cul).

Éviter les clichés : Il courrait comme un fou, elle était jolie comme un coeur, il s'est battu comme un lion... ne me faites pas perdre mon temps avec des poncifs aussi éculés. »
Personnellement, j’adore le style poétique de Truman Capote qui foisonne d'images originales : « [...] glissant quelques sucreries dans le vinaigre de sa voix... », « Miss Sook, sensible comme une capillaire... », « Tico Feo [...] chantait une chanson aussi gaie que des sous que l'on remue ». D'ailleurs, sa manière (marquante) d’introduire ses personnages (en quelques mots), même ceux qui ont un rôle secondaire, force l’admiration : « L'homme qui avait parlé était petit, taillé en barrique, et d'un teint de brique ; il avança jusqu'au seuil du salon et s'arrêta en titubant. »

6. Conflit


Comme mentionnés dans le deuxième conseil, vos personnages doivent faire face à leurs démons et réagir. Et finalement, ils doivent résoudre le problème. Devinez le conflit central de votre histoire et assurez-vous qu'il est clair dès le départ.

En dramaturgie, le conflit soutient l'intrigue, il en est même la base. Sans conflit, pas d'enjeu ; donc, zéro intérêt pour le lecteur. Le conflit est motivé par le pouvoir : qui le détient, qui le désire et comment chacun va-t-il essayer de l'obtenir. De ce postulat, une foule de possibilités deviennent envisageables : la force, le chantage, la séduction, etc.

Ben Bova affirme :
« Le travail de l’écrivain est d’être un fauteur de troubles ! Trouvez autant de conflits et de problèmes pour votre protagoniste et à autant de niveaux possibles, en laissant un nouveau problème naître du précédent. Et ne jamais résoudre un problème jusqu’à ce que vous en ayez créé au moins deux de plus. Ce sont les problèmes non résolus qui forment la chaîne des promesses qui maintiennent le lecteur intéressé. »
Cela ne veut pas dire que vos personnages doivent être passifs. Il n’est pas impossible d’écrire un bon roman dans lequel le protagoniste est entièrement victime des circonstances et des événements, mais c’est très difficile, et il est très probable que les lecteurs s’irritent de voir un personnage principal aussi passif et effacé. Alors, pourquoi ne pas essayer d’inventer un héros qui agit sur l’intrigue et conduit l’action ?

Le personnage préféré de Philip Pullman, connu pour le cycle littéraire À la croisée des mondes, est Tintin ; il apprécie l’équilibre entre sa fadeur, son manque de profondeur et en même temps, sa témérité, son courage et sa curiosité. Pourtant, bien qu’il soit l’archétype du jeune héros sans défaut ni tentation, il n’est pas passif ; sa curiosité et son courage le poussent à tenter d'élucider toutes sortes de mystères et à toujours défendre des faibles ou à sauver des vies au péril de la sienne.

7. Logique


Concentrez-vous sur l’histoire, l’intrigue. C’est le meilleur moyen d’intéresser le lecteur.

Tom Clancy et Mark Twain l’ont dit : la fiction doit avoir un sens. Il doit y avoir une relation de cause à effet dans votre histoire. Les personnages doivent agir en fonction de leur personnalité, leur compétence et la situation dans laquelle ils se trouvent.

Kathryn a utilisé l'exemple de l'un de ses élèves qui écrivait un roman ayant pour personnage principal, un « rond-de-cuir » (employé de bureau) qui ne fait rien d’autre que de taper des textes toute la journée et qui soudainement est capable de gravir une montagne. Ça n’a simplement pas de sens, si on regarde du côté de ses compétences. Heureusement, le problème a été facilement résolu en montrant, dans un chapitre précédent, que le personnage suivait un entraînement. En dramaturgie, cette notion s'appelle la notion de « préparation/paiement ».

Vous pouvez également vous référer au concept d’inévitabilité cher à Vince Gilligan.

À vous de jouer

Une femme souriante avec un dactylographe.

Vous avez suffisamment d’outils pour capter l’attention de vos lecteurs.

Vous connaissez désormais l’importance d’une bonne histoire. Dan Brown n’est pas un très bon écrivain, pourtant Da Vinci Code s’est vendu à des millions d'exemplaires grâce à la simple force de son histoire.

Ne vous concentrez pas trop sur votre style, mais cherchez plutôt à parfaire votre intrigue, à la rendre percutante, tout en restant simple, direct, mais efficace.

Essayez d’appliquer ce que vous venez de lire dans votre premier chapitre et vérifiez si les retours sont différents.

En tout cas, bonne continuation !

12 commentaires:

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    1. Je voue en prie, Anna ! En tout cas, encore une fois, merci de prendre le temps de réagir !

      J'apprécie beaucoup vos efforts.

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    2. Ohh Anna t'es la aussi? :D
      Les grands esprits se rencontrent lol

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  2. Un article vraiment intéressant, qui donne des conseils que tout apprenti écrivain se devrait de se forcer à suivre. On a trop tendance à s'attacher à nos propres personnages et parfois à leur faciliter la tâche... Ce qui est très mauvais pour l'histoire et l'exact contraire de ce que l'on doit faire !
    Je vais m'efforcer de travailler ces points pour mon bouquin, merci pour cet article :)

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    1. Bonjour, Bleu !

      Je ne peux qu'exprimer mon adhésion. Effectivement, le premier précepte enseigné chez Pixar est le suivant : on admire un personnage pour ses efforts plus que ses réussites.

      Je pense que cette phrase résume tout ce qu'il y a à savoir sur la dramaturgie. Il vaut éviter la facilité : il faut que les actions des personnages aient toujours une conséquence sur le court ou sur le long terme. Il faut aussi les confronter à leur plus grande crainte, leur défaut. Si, par exemple, votre protagoniste est timide, à un moment ou à un autre, il devra prononcer un discours en public.

      Cordialement,

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  3. Mon commentaire n'est pas passé, je le refait !
    Je disais donc merci encore pour cet article très intéressant.
    Actuellement, je me pense sur le point 7. logique, cohérence de l'intrigue. Et c'est pas si évident !

    Merci encore ^^

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    1. Bonjour, Camille !

      Alors, concernant le septième point, il suffit simplement de respecter les règles que vous vous imposez, une certaine logique interne. En effet, vous signez dès le début de votre livre une sorte de contrat avec vos lecteurs : par exemple, un accord implicite sur le ton, l'atmosphère, le genre, etc.

      Tout dépend du projet. Si vous écrivez un roman de fantasy, vous devrez penser à détailler votre univers : par exemple, les lois de votre royaume, l'utilisation de la magie, où habitent les créatures fantastiques, les divinités auxquelles croient votre peuple, etc. C'est une étape importante dans la création de votre histoire puisque vous aurez besoin de ces détails pour bien la développer ! Le lecteur ne sera pas ainsi étonné, si votre protagoniste peut se téléporter tout d'un coup, parce qu'il le sait déjà et il comprend pourquoi (au hasard, le héros a volé un médaillon magique) !

      Donc, votre histoire ne doit pas forcément être forcément réaliste, mais cohérente. Pour ce faire, sauf si vous écrivez un récit volontairement décalé, les personnages doivent provoquer l'action (en accord avec leurs motivations, leur caractère) et subir les conséquences de celle-ci ! C'est plus satisfaisant que d'utiliser des coïncidences, même si ceci dit, on peut s'en aider au début pour lancer l'histoire ou pour créer une situation comique.

      Cordialement,

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  4. Belle générosité que de partager votre savoir faire de la sorte ! les exemples qui illustrent vos explications sont très pertinents et parfaitement choisis. Je vais garder en tête vos précieux conseils pour mes premiers pas et tacher de les appliquer. Merci Paul. Sandra

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  5. Merci ! Article passionnant ! Je relis mon texte, mais je devrais sans doute le laisser reposer un peu, au regard de ces précieux conseils. Je bute souvent sur les points 4 et 5 : jusqu'à quel point décrire ? Comment le faire ? Ni trop, ni trop peu... je crois que là, j'ai besoin des lecteurs... notamment en ce qui concerne certains passages d'exposition que je ne sais pas toujours faire passer. Pourtant, ils sont là aussi pour préparer les futurs problèmes des personnages et du monde qui les entoure... allez, j'y retourne, et merci encore.

    Richard

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  6. Merci beaucoup pour ces précieux conseils! Bien entendu, ça risque de ne pas être facile de les appliquer. Article concis mais très clair. Je retourne à mon écriture la tête bouillonnante d'idées.

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  7. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  8. Bonjour,

    Merci pour l'article.

    Je me demandais après avoir lu le point 4 évoquant l'ex. N'est-ce pas un sacré dilemme que de choisir entre les deux ? Certes le deuxième exemple se prête mieux à la situation, mais nous disons en un paragraphe ce que nous pouvons dire en une phrase. Lequel choisir ? (dans un contexte plus large).

    Concernant le point 5, pour les description. Mon point de vu reprend un peu celui du point 4, il y des description que l'ont peut faire "bruts" (moins émotive) et d'autres plus douces et poétiques (plus émotives au risque d'être lourd). Quelle forme choisir ?

    J'ai alors pensé que l'ont pouvait varier les descriptions selon l'état émotionnel du personnage principal (surtout à la 3ème personne) qui perçoit les lieux. Description "brut" dans un état négatif et "poétique" dans un état positif. Accompagnant ainsi les descriptions "limitées" selon les connaissances/savoir du personnage.

    Que pensez-vous de ceci ?

    Alexandre.

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