vendredi 29 juin 2012

Avengers : la recette du succès de Marvel

Avengers est un film de super-héros américain (blockbuster) écrit et réalisé par Joss Whedon, sorti en 2012
Quelles sont les raisons du succès du film Avengers ?

J’ai regardé le film Avengers en 3D, le jour de sa sortie, à savoir le 25 avril 2012. Ce fut par hasard, n’étant pas habitué aux productions Marvel.

Ce fut une très bonne surprise que j’ai découverte, en même temps, que des milliers de spectateurs.

Ce film a eu sur moi un fort impact émotionnel. Pourtant, je ne suis pas du genre sensible. Au contraire !

Pour l’instant, Avengers a reçu des critiques dithyrambiques. Au moins, cela prouve que je ne suis pas le seul à penser que les Américains ont le secret de brancher la Terre entière.

Oui, je suis d’accord, en allant au cinéma, vous ne verrez peut-être pas le meilleur film de tous les temps, mais, au moins, aurez-vous droit à un divertissement maîtrisé.

Et Avengers réussit son pari : nous faire vivre pendant 2 heures et demie un pur moment de plaisir. Alors, comment réussit-il ce coup de maître ?

Synopsis


Voici un résumé rapide de l’histoire :

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l'organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d'autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité...


Vous remarquez que le scénario paraît, aux premiers abords, classique. Pourtant, Marvel se sert d’un cocktail EXPLOSIF qui marche à tous les coups, lorsqu’il est bien utilisé : le SHR.

SHR ou la recette du succès


De manière subjective, le film Avengers réussit à 3 niveaux.

  1. S comme spectacle. S’il y a un domaine où le bébé de Joss Whedon triomphe, c’est bien l’action avec un grand A. Avec un budget de 220 millions de dollars, le film s’offre des effets spéciaux d’une grande richesse et des décors à tomber.

    Nos sens sont constamment mobilisés. Dans ce sens, la musique et la 3D jouent un rôle important, amplifiant davantage nos émotions.
  2. H comme humour. L’un des atouts du film reste ses moments drôles qui permettent de faire retomber la tension. Ainsi, les répliques percutantes de Tony Stark sont très amusantes et parfois même subtiles. (Mention spéciale à la séquence réunissant Hulk et Loki !)

    C’est grâce à cela que le réalisateur parvient à se démarquer de ses prédécesseurs, allant jusqu’à humaniser Hulk. Tout en restant sérieux, cela va de soi…
  3. R comme rythme. Avengers est un film rythmé, sans temps morts. Il prend le temps de revenir sur chacun des protagonistes, avant de les réunir dans un huis clos, en pleine crise existentielle.

    Et enfin, le clou du spectacle, c’est bien évidemment l’assaut sur l’île de Manhattan où nos super-héros s’unissent dans un déluge de pyrotechnie et de SFX.

Spectacle, humour et rythme peuvent être des ingrédients à l’effet RAVAGEUR. S’ils sont utilisés à bon escient, bien sûr.

Je vous vois faire les yeux ronds et vous demander : « Oui, c’est beau, tout ça ! Mais, comment appliquer le SHR dans l’écriture d’un roman ? »

Une question pas si bête. Car c’est ce que nous allons voir maintenant.

Écrire un roman avec la méthode du SHR


Voici un extrait, sur lequel nous allons appliquer nos connaissances :

Il faisait noir, comme si un manteau recouvrait le ciel. Une éclipse solaire était survenue. On me déposa au collège, pendant que je réfléchissais à la meilleure façon de finir sans encombre mes devoirs.
Il faisait froid, très froid dehors. Je dus courir pour arriver à l’heure. Le cours commença ; la professeure nous demanda de résoudre une équation, comme à l’accoutumée. Cet imbécile de John ne s’empêcha pas de m’embêter.
Durant la pause de midi, il m’accosta et me poussa contre la fenêtre.
— Tu sais ce qui pourrait t’arriver, si je tire ce rideau ? murmura-t-il.
— Oui, te donner une grosse claque ! m’exclamais-je.
— Tu viens de dire quoi, espèce d’abruti ?
Contre toute attente, je le giflai. John me griffa le cou. Nous tombâmes sur le sol. La surveillante arriva, en courant, et nous ordonna de la suivre.

Ce passage n’est pas parfait et c’est voulu. (Pour une fois ?)

Utiliser le SHR dans l’écriture d’un roman reviendrait à lui donner du relief, des couleurs, etc. De la vie !

On peut adapter la technique susnommée de cette manière :

  • Spectacle : utiliser la force évocatrice de l’image, en décrivant des sentiments, des sensations de façon concrète et non abstraite, jouer avec l’imagination du lecteur ;
  • Humour : insuffler des moments comiques, satiriques ou burlesques (quiproquo, répétitions, etc.) à votre roman ;
  • Rythme : enlever tout mot inutile, écrire avec un style concis et efficace, trouver un bon équilibre entre les scènes d’action et les scènes plus calmes.

Ces 3 ingrédients me semblent exploitables dans tous les genres littéraires, surtout pour les romans narratifs. N’oubliez pas qu’une scène d’action n’est pas forcément spectaculaire ou pompeuse.

Alors, êtes-vous prêt à donner du pep à notre extrait ?

C’était le jour de l’éclipse ! Dehors, il faisait froid, très froid. Je courus en direction du collège, le cœur battant ; le vent sifflait dans mes oreilles.
En classe, la professeure nous demanda de résoudre une équation. Un bout de papier me frôla. John m’adressa un regard goguenard, caressant sa crinière de lion.
La sirène du collège annonça la pause de midi. Je pris mon sandwich et me posai, devant un casier.
— Tu fous quoi ? Banane ! s'exclama John, interloqué.
Il me poussa contre la fenêtre.
— Ôte, tes sales pattes de là, murmura-t-il, son haleine peu fraîche me bouchant les narines. Gros lard ! Tu sais ce qui pourrait t’arriver, si je tire ce rideau ?
— Oui, te foutre une grosse claque ! m’exclamais-je.
— Tu viens de dire quoi ? Gros lard !
Je le giflai ; ce fut un coup sec, inopiné.
John réagit, me griffant le visage, puis m’assenant une claque violente. La joue en feu, je le cognai de ma tête.
John saisit mon col et nous atterrîmes sur le sol, dans un déchaînement de violence. Une cible : John, John et John. Ah !
Je le frappai de toutes mes forces...

Ce passage est nettement plus concret, moins flou dans l’esprit du lecteur. De prime abord, ce texte me paraît plus rythmé grâce à la ponctuation et la présence de verbes marquants.

Siffler, gifler, griffer, cogner… Dans une scène d’action, les verbes doivent ressortir, être percutants pour mieux emporter le lecteur.

Cet imbécile de John ne s’empêcha pas de m’embêter.

C’est gentil de nous le faire remarquer. Mais, comment John dérange-t-il le narrateur ?

Pour éclairer cela, prenons une phrase : « Elle était inquiète. »

Laissez aux lecteurs le soin de l’interpréter. Préférez ça : « Elle se rongeait les ongles, regardant sa montre toutes les cinq secondes. »

En outre, ne tombez pas dans l’excès. Choisissez de montrer les détails les plus pertinents. Par exemple, lorsque vous décrivez un personnage pour la première fois, faites ressortir deux, trois traits physiques ou de caractère, dominants. Pas plus !

Le lecteur pourra ainsi se faire une première impression de votre personnage, comme dans la vraie vie.

À vous de jouer


Le SHR est donc une recette simple qui devrait vous servir assez rapidement.

Par ailleurs, elle est facile à utiliser.

Souhaitez-vous capter l’attention de votre public, en écrivant un page-turner, ou le fidéliser ?

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire !

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