mardi 9 août 2016

Pourquoi mettre de l’humour dans son roman ?

Voici un article invité, rédigé par Nicolas Kempf du site Ecriture (tiret) Livres. Ce conseiller littéraire y propose depuis 2011 des ressources et des services pour les auteurs, les accompagnant de l’écriture à la publication.
Femme riant à gorge déployée.
Comment écrire un roman, en y intégrant de l’humour ?
Lorsque j’étais étudiant en lettres, nous avions un TD sur Franz Kafka. Nous étions une bande de jeunes chercheurs tout à fait convaincus. Durant nos exposés, nous faisons assaut de belles idées à propos des écrits du maître de Prague. Les mises en abyme, les références bibliques, les figures paternelles… Tout le bullshit littéraro-ploum-ploum.

Seulement, notre professeur, monsieur E., ne semblait jamais satisfait. Quelque chose le gênait, dans nos interventions, mais il ne nous disait pas quoi.

Et puis un jour, il a lâché le morceau :
« Tout ce que vous dites est bien trouvé, mais vous passez à côté du texte. Vous négligez l’élément essentiel, celui qui explique tout. Et cet élément c’est… ?
— … ?
— Les autres ? Quelqu’un ? »
Silence gêné. Regards en points d’interrogation…
« Mais c’est l’humour, enfin ! Ce texte est fichtrement drôle ! »

vendredi 22 juillet 2016

Trois techniques avancées pour créer de l’émotion, de la surprise, de la tension, bref, transporter votre lecteur : écrire un roman d’amour — Partie 3

Un couple amoureux sur le balcon observant la mer.
« L’amour est un petit bateau / Qui s’en va, tout joyeux, sur l’onde, / Voguant vers des pays nouveaux / Au hasard de sa course vagabonde. » Trenet Charles

Vous n’êtes pas sans savoir que le roman d’amour est un genre littéraire très populaire. Mais, s’il vous plaît, ne vous en allez pas ! Le but de cet article n’est pas de vous convertir aux romans sentimentaux. Au contraire, il s’agit de vous aider à donner une touche sentimentale à votre livre, un outil ô combien redoutable pour augmenter les enjeux de votre histoire ! Shakespeare vous le prouvera, exemples à l’appui.

Si Pamela Regis, une spécialiste des romances, écrit dans un essai que c’est « le genre le plus populaire et le moins respecté », ce ne fut pas toujours le cas. Des romans comme Orgueil et Préjugés de Jane Austen ou Jane Eyre de Charlotte Brontë ont donné leur lettre de noblesse au genre. Par exemple, Jane Eyre combine habilement des éléments de roman gothique et de drame élisabéthain.

On est donc bien loin des romans sériels modernes qui restent dans les rayonnages des magasins et supermarchés pendant un mois, les invendus laissant la place à d’autres titres. Quoi qu’il en soit, brève de bardage… Découvrez la troisième et dernière technique.

vendredi 15 juillet 2016

Trois techniques avancées pour créer de l’émotion, de la surprise, de la tension, bref, transporter votre lecteur : imaginer un climax inévitable, mais imprévisible — Partie 2

Femme écrivant à la main devant son ordinateur.
« Certains sont là depuis longtemps, un appareil photo en bandoulière, ils attendent avec patience le climax promis. » Hélène Dorion
Si nous avons étudié, dans le précédent article, le premier conseil d’écriture qui consiste à raconter un bon drame familial, aujourd’hui, il s’agira de travailler le climax de vos romans, étape ô combien importante ! D’ailleurs, William Shakespeare n’oserait dire le contraire !

En effet, dans tout roman digne de ce nom, l’histoire monte progressivement en intensité et aboutit à un point culminant appelé climax, moment de tension ultime qui précède le dénouement.

Mon but pour ce billet sera justement de vous aider à travailler ce point de non-retour dans votre intrigue (source d’émotion et de suspens) pour que votre livre ait l’effet de montagnes russes. Une fois engagé, le lecteur ne devrait plus pouvoir abandonner votre récit avant d’en voir le fin mot. Alors, prêt à monter dans le manège ?

dimanche 10 juillet 2016

Trois techniques avancées pour créer de l’émotion, de la surprise, de la tension, bref, transporter votre lecteur : raconter un bon drame familial (à la manière de Shakespeare) — Partie 1

Une lectrice trouvant un livre choquant.
Tous les écrivains devraient connaître ces trois techniques qu’utilisait le dramaturge anglais, William Shakespeare, pour envoûter et transporter son public.

Parmi les choses qu’un lecteur recherche dans un livre, on retrouve bien sûr les codes d’un genre, le traitement de thèmes qui l’intéressent, un style d’écriture plus ou moins érudit, mais surtout une bonne histoire…

Parfois, une intrigue haletante peut faire oublier d’autres défauts. Par exemple, beaucoup ont reproché à l’écrivain suisse Joël Dicker d’avoir adopté un style d’écriture « pauvre » dans son roman, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, qui lui a pourtant valu en 2012 le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt des lycéens. Cependant, la majorité des observateurs s’accordent sur son habileté à enchaîner les rebondissements à un rythme soutenu.

La dramaturgie est un art qui s’apprend. Je vous propose aujourd’hui de découvrir quelques techniques pour dynamiter votre histoire et susciter l’intérêt chez le lecteur. Pour l’élaboration de cet article, je me suis inspiré des conseils prodigués dans le livre, Shakespeare for Screenwriters : Timeless Writing Tips from the Master of Drama de J.M. Evenson, une spécialiste des œuvres de Shakespeare.

lundi 4 août 2014

Interview de Mélanie Fazi, auteure de fantastique : « Pour moi, l’écriture proprement dite n’est qu’une phase infime du processus. »

Mélanie Fazi, née le 29 novembre 1976 à Dunkerque, est auteur de fantastique et traductrice de fantasy et de fantastique.
Mélanie Fazi est une auteur de fantastique publiée et traductrice de fantasy et de fantastique. (Source photo : Draftquest)
Née en 1976 à Dunkerque, Mélanie Fazi est surnommée « la princesse du fantastique français ». Elle partage son temps entre la traduction, dont elle a fait son métier, et l'écriture. Elle s’est fait remarquer par ses nouvelles fantastiques (dont plusieurs ont été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes) avant de passer au roman. Elle a reçu le prix Merlin 2002 pour sa nouvelle Matilda et le prix Merlin 2004 pour son roman Trois pépins du fruit des morts. De même, elle a remporté en 2006 le Grand Prix de l'Imaginaire de la meilleure traduction pour Lignes de Vie de Graham Joyce.

Mélanie a bien voulu nous accorder un entretien. Elle y revient sur son parcours et livre de précieux conseils aux aspirants écrivains. Autant vous dire que c’est avec joie que je vous invite à découvrir la suite de cet article. Par ailleurs, je remercie notre auteur de fantastique pour sa sympathie et sa générosité !

Je ne saurais trop vous conseiller de visiter les Rêves de cendre, le blog de Mélanie Fazi que celle-ci alimente régulièrement.